Nana jase avec … Lili graffiti!!!

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour inaugurer officiellement cette nouvelle rubrique: Nana jase avec…

Comme je le disais dans cet article, où j’explique ce qui m’a poussé à créer cette rubrique, j’ai fait ma première interview le 14 février 2020, jour de la saint Valentin (cela ne pouvait donc que bien se passer) avec Marie-Laure PLANO, la créatrice de la marque Lili Graffiti.

J’ai découvert les illustrations de Marie-Laure dans la boutique Art Pop située sur l’avenue Mont Royal.

Pour la petite histoire cette boutique a une place toute spéciale dans mon cœur car c’est la première boutique de produits locaux dans laquelle j’ai mis les pieds à Montréal. Je me souviens que nous sommes allés sillonner les rues de Montréal tout juste à la sortie de mon entretien d’embauche pour mon 1er boulot et que nous sommes tombés sur cette petite boutique où j’ai eu envie de tout acheter. J’aurai mis quasi 1 an à retrouver cette fameuse boutique après avoir ratisser le centre ville en long en large et en travers pour finalement passer devant au hasard en rejoignant des amis…

Marie-Laure a eu la gentillesse de m’accueillir dans sa superbe maison située dans le quartier d’Outremont. C’est là que se trouvent à la fois son atelier de création et son showroom où elle entrepose toutes ses illustrations.

Dès qu’elle m’a ouvert la porte, je me suis retrouvée face à une femme solaire qui dégage une énergie incroyable et qui est aussi pétillante que ses illustrations.

Elle s’est prêtée au jeu des questions réponses avec le sourire et une simplicité telle que j’avais l’impression de discuter avec une amie.

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Marie-Laure, je suis graphiste de formation, j’ai travaillé 15 ans en agence de communication à Paris, après avoir fait mes études à Toulouse. 

J’ai 2 enfants que j’ai eu avec mon mari que j’ai rencontré à Paris.

Depuis combien de temps vis-tu à Montréal?

En 2010 mon mari et moi avons pris la décision de quitter Paris pour découvrir une vie plus cool. Nous avons emménagé sur Montréal en juillet 2010 avec l’idée d’y rester 2 ans. Puis finalement j’ai monté mon business et nous trouvons que c’est une ville parfaite pour vivre avec des enfants.

Maintenant nous sommes devenus canadiens et je ne me vois pas vivre ailleurs qu’à Montréal.

D’où vient le nom de Lili graffiti?

Un jour, alors que nous vivions encore à Paris, ma fille qui était au CP est revenue de la bibliothèque avec un livre sur les aventures d’une petite fille nommée Lili Graffiti.

A l’époque, je faisais des choses très enfantines et j’ai donc trouvé que ce nom collait bien à mon univers, Lili pour l’univers enfantin et Graffiti pour le côté design. C’est ainsi que j’ai ouvert mon blog et, ce qui était un loisir au départ s’est transformé en marque avec le temps.

Justement au départ, on trouvait beaucoup de projets de loisirs créatifs type couture, bijoux, tricot sur ton blog, où en sont ces projets à l’heure actuelle?

Je tricotais, je fabriquais des vêtements et je donnais même des cours de couture il y a 2-3 ans, mais depuis, la papeterie a vraiment pris le dessus. Je passe tout mon temps à dessiner et à faire des illustrations pour les autres.

Ce n’est pas un manque, j’en ressens moins le besoin mais ça ne veut pas dire que ça ne reviendra pas car j’aime toujours ça d’autant plus que je viens d’une famille de couturières et que j’ai toujours fait beaucoup d’activités manuelles.

Qu’est-ce que c’est Lili graffiti aujourd’hui?

J’ai eu une salariée pendant quelques temps, qui est partie vivre en France l’an dernier. Je ne travaille désormais qu’avec des intervenants. Ingrid qui travaille avec moi 2 jours semaine et qui s’occupe de la communication et du développement de produits et Anne-Laure qui vient à la maison une fois par semaine pour préparer les commandes pour les diverses boutiques.

Je fais appel à des intervenants supplémentaires ponctuels pour des salons et aussi à des représentants, notamment des compagnies de wholesale pour trouver de nouveaux clients aux USA.

Malgré le fait que j’ai de gros contrats, je ne ressens pas l’envie d’avoir 15 employés. J’ai vraiment la volonté de garder l’entreprise à taille humaine.

Qu’est-ce qui peut te différencier des autres graphistes?

Je fais mon métier par passion et avant tout, je dessine pour rendre la vie plus belle et pour partager des petits moments de bonheur.

Je dessine des choses qui me font plaisir et que je trouve belles, avec un côté enfantin, naïf et très coloré, autrement dit des illustrations que je mettrais chez moi, dans le but de faire sourire les gens.

D’où t’es venue cette idée de dessins personnalisés?

De par mon premier diplôme dans l’environnement architectural, j’ai toujours dessiné des façades de maisons et des intérieurs.

J’ai commencé à dessiner Montréal en 26 lettres et puis les maisons de Montréal et c’est devenu la folie car les gens demandaient de plus en plus de façades. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de proposer un service qui permette de dessiner la maison des gens dans le but d’en conserver un souvenir précieux.

Après j’ai proposé Dessine-moi dont le but est de réaliser des portraits de famille.

Et là, en janvier 2020, j’ai lancé Dessine mon endroit favori. Toujours dans le même esprit à savoir, mes petits bonheurs, je peux dessiner aussi bien une pièce de la maison ou encore le chat sur le fauteuil.

Une photo d’1 lieu ça parle, mais une illustration ça reste d’autant plus à l’ère du numérique.

Qu’est ce qui t’a poussé à devenir graphiste?

J’ai toujours dessiné. Ma mère était styliste pour des robes de marier, j’ai toujours été encouragé à dessiner et à peindre.

Après mon BAC (en France = diplôme du secondaire au Québec) j’ai fait un BTS Plastique de l’Environnement Architectural et j’ai travaillé 2 ans chez un architecte. Je me suis alors rendue compte que c’était trop technique et que j’avais besoin de plus de délire.

J’ai donc commencé à faire du graphisme à ce moment-là. J’ai travaillé 13 ans en agence de communication et 2 ans chez l’annonceur. Je me suis notamment occupé du lancement des packagings pour les laboratoires cosmétiques Filorga.

Seulement, je trouvais que ça n’était pas assez créatif et c’est ce qui m’a poussé à créer mon blog.

Le graphisme est venu car ça fait partie de ma vie depuis le début.

Où peut-on retrouver tes créations?

Mes produits sont disponibles dans 160 points de vente dont 40 sont situés aux USA et 120 au Canada (Montréal, Québec, BC entre autres).

A Montréal mes créations sont distribuées dans les papeteries, librairies, les boutiques de musée et les boutiques de cadeaux. 

Je fais de temps en temps les puces pop et les marchés Etsy et quelques salons à Noël mais je me concentre plus sur des marchés de professionnels avec wholesale pour pouvoir trouver des points de vente aux USA. Je vais d’ailleurs en faire 1 à San Francisco au mois de mai.

Je ne cherche pas à vendre en Europe car ça engendrerait une toute autre gestion qui impliquerait d’imprimer directement sur place et ce n’est pas ce que je recherche.

Pour la liste complète des points de vente, rdv ici.

Où te vois-tu dans 5 ans?

Je vais essayer de développer énormément les illustrations sur mesure, pour les particuliers.

A plus long terme, quand mes enfants auront quitté la maison, j’espère illustrer d’où je veux en partageant mon temps entre Montréal et le soleil. Je veux me concentrer sur les livres tels que les romans ou encore les contes.

Tu ne ressens pas l’envie de travailler d’autre part que de chez toi?

Je n’ai pas la volonté de changer de lieu de travail, je pourrai avoir un bureau dans le Mile end, mais je ne le fais pas car j’adore être tranquille chez moi et écouter ma musique pour créer mes illustrations.

Il y a 2 jours dans la semaine où je fais autre chose que du dessin lorsque Ingrid et Anne-Laure viennent afin que nous travaillions ensemble et que nous interagissions. Mais les autres jours j’ai besoin d’être dans un cadre familier, me réveiller à l’heure à laquelle je le souhaite pour dessiner et j’aime aussi l’idée de pouvoir dessiner le weekend si je le veux.

Quel est ton quartier préféré de Montréal et pour quelle raison?

Le Mile end car avant tout, j’habite à côté, mais aussi pour les petits cafés, le côté artistique et car toutes mes copines y travaillent dans des ateliers. C’est un endroit où j’aime me rendre à vélo en été.

Quel sont tes commerces préférés à Montréal?

Mon café préféré est La croissanterie figaro. Ce n’est pas loin, j’adore y aller à pieds en traversant un parc. C’est dans son jus ça fait vieille brasserie française avec les vieux sièges et fer forgé et les petites tables en marbre. Ce n’est pas très moderne mais j’aime bien aller là-bas car c’est loin de toute activité et il y a une belle terrasse l’été. Je donne donc tous mes rendez-vous là-bas.

Mon magasin préféré est Anthropologie, rue de la Montagne, car je trouve que les fringues sont inspirantes au niveau graphisme de par leurs imprimés et j’aime beaucoup leur vaisselle.

Toutes les illustrations de cet articles sont la propriété de Marie-Laure PLANO , tous droits réservés.


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